Outil de réduction de la dépendance à l’automobile dans l’arrondissement Saint-Laurent

Un traitement préventif contre la dépendance à l’auto solo

© Ville de Montréal

La dépendance à l’automobile constitue aujourd’hui un enjeu prioritaire à travers le monde. À la lumière des principes du développement durable, l’arrondissement de Saint-Laurent a émis pour la première fois à Montréal un plan de gestion des déplacements (PGD) pour les demandes de permis de construction ou de certificats d’autorisation concernant les projets non résidentiels générant plus de 100 cases de stationnement.

Cette initiative a été possible grâce à la collaboration étroite avec MOBA et le Centre de gestion des déplacements (CGD) de l’ouest métropolitain. Les CGD du Québec sont mandatés par le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports pour réaliser ces PGD.

La mobilité durable au service de tous

Le PGD est un outil de gestion de la demande en transport et s’adresse aux employeurs qui sont de grands générateurs de déplacements. Cette nouvelle mesure a comme objectifs la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la réduction de la dépendance à l’automobile, deux enjeux sur lesquels les municipalités sont appelées à se positionner et à agir. Elle se distingue d’ailleurs des plans de gestions habituellement recommandés en utilisant comme critère non pas le nombre de déplacements générés, mais le nombre de places de stationnement construites.

Cette réglementation exige des employeurs de prévoir des mesures minimales de diminution de l’auto solo, à la fois dans la conception du bâtiment (ex. : installation d’un stationnement pour vélos couvert et sécurisé) ainsi que dans les gestions des usagers (ex. : rabais aux employés sur les titres de transport collectif). Cette réglementation a aussi pour avantage de mener les entreprises à réfléchir en amont à leurs besoins en matière de transport, dès la construction, en plus de s’adapter à l’évolution des besoins en matière de transports alternatifs, puisque le plan doit être révisé aux trois ans.

CONTACT

Josiane Paradis, urbaniste stagiaire
Chargée de projet en transport durable chez MOBA