SENTIER LINÉAIRE DE LA TRAVERSE DU COTEAU
À CHICOUTIMI

L’URBANISME PARTICIPATIF AU SERVICE DE L’AMÉNAGEMENT URBAIN

© CEUM, 2018.

Traversant en diagonale le centre-ville de l’arrondissement Chicoutimi, la traverse du Coteau, une ancienne emprise de chemin de fer du Canadien National cédée à la ville dans les années 1980, était un sentier informel non entretenu depuis plusieurs années. En 2012, la Ville de Saguenay a commandé une étude sur l’utilisation du sentier. À la lecture des résultats, il est apparu que le sentier était très utilisé et apprécié des citoyens du centre-ville.

Avec l’appui du conseiller de la ville Simon-Olivier Côté, de l’Agence de la santé publique du Canada, de la Ville de Saguenay et du Centre d’écologie urbaine, le Comité du parc linéaire (COPAL) fut mis sur pied afin de regrouper diverses parties prenantes (citoyens, ville, organismes communautaires) dans le but d’aménager un sentier linéaire répondant aux besoins du milieu.

La participation publique comme outil de créativité

La participation citoyenne fut au cœur de ce projet, à la fois pour cibler les besoins de la population locale et pour faire preuve de créativité dans les nouvelles utilisations de cette infrastructure. Par exemple, la question de la sécurisation de certaines intersections fut soulevée, ce qui a mené à un exercice interprofessionnel pour trouver des solutions.

Du côté des initiatives citoyennes, une marche exploratoire, du mobilier urbain conçu par un artiste et un espace de mangeoires pour oiseaux fabriquées par des enfants du quartier sont quelques-uns des projets mis en œuvre pour redynamiser cet espace.

Une initiative qui sensibilise et fait avancer la participation publique à Saguenay

Au-delà du simple aménagement physique, il s’agissait d’une première vraie expérience d’aménagement collaboratif dans l’arrondissement de Chicoutimi – et pour la Ville de Saguenay, de manière plus générale. Cette expérience a pavé la voie à une plus grande ouverture des divers services municipaux à la participation citoyenne et a même mené à un chantier visant l’élaboration d’une procédure de participation citoyenne pour de futurs projets, dans le cadre de la révision du schéma d’aménagement et de développement de la ville. D’un projet ponctuel émanera peut-être de nouvelles pratiques de participation citoyenne plus systémiques dans la région.

CONTACT

Marie-Christine Tremblay, urbaniste